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Publié par Yann Leray

 

Si l’on en croit la Tradition, l’hermétisme est un enseignement ésotérique qui remonterait à Hermès Trismégiste, personnage probablement mythique qui aurait vécu en Égypte au IIIe millénaire avant notre ère, et auquel on attribue un ensemble d’écrits appelés les «Hermetica».

 

Sur le plan étymologique, ce nom est issu de Thot, dieu égyptien de l’écriture, de la connaissance et de la sagesse, que les grecs assimilèrent à Hermès, messager des dieux, inventeur des poids et des mesures, gardien des routes et des carrefours.

Pourquoi «Trismégiste», c’est-à-dire «Trois fois grand» ? Au-delà des diverses interprétations données à cette expression, Hermès aurait lui-même déclaré : «Je suis possesseur des trois parties de la philosophie du monde entier».

 

Qu’en est-il donc de cette philosophie dite «hermétique» ? Pour répondre à cette question, il faut se reporter aux «Hermetica», textes qui remonteraient traditionnellement à Hermès Trismégiste, mais dont certains ne furent écrits qu’à partir du IIIe siècle avant notre ère. On peut les diviser en deux groupes : le premier réunit des traités de magie, d’astrologie, d’alchimie et de médecine ; le second regroupe des textes purement philosophiques, parmi lesquels le célèbre «Corpus Hermeticum». On pense que leurs auteurs furent, soit des Égyptiens hellénisés, soient des Grecs égyptianisés. C’est ce qui explique pourquoi on dit de l’hermétisme qu’il est «gréco-égyptien».

 

Comme vous le savez certainement, l’un des textes les plus connus des «Hermetica» est la célèbre «Table d’émeraude», où il est dit notamment «Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, afin de faire les miracles d’une seule chose». Cette formule résume bien la philosophie hermétique, dans son approche des mystères de la vie. Elle laisse entendre que le macrocosme, monde de l’infiniment grand, est le reflet du microcosme, monde de l’infiniment petit, et inversement. En vertu de ce principe, l’homme, qui appartient au mésencosme, c’est-à-dire au monde intermédiaire entre les deux infinis, peut et même doit les étudier en relation l’un avec l’autre, au moyen de la «loi des correspondances».

 

Et comme l’alchimie est indissociable de l’hermétisme. Dans l’absolu, elle est fondée sur l’idée que l’homme peut accélérer les processus de la nature pour transmuter des éléments la composants ; tout en étant une quête personnelle purement spirituelle.

 

Extrait d'un texte de Serge Toussaint

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Radf 12/03/2020 22:03

Bonjour, connaissez-vous le Message Retrouvé de Louis Cattiaux, un alchimiste du XXe siècle ? Je serais très curieux d'avoir votre avis bien renseigné sur cet ouvrage interpellant.
Bien à bous, R.A.D.F.

Étirév 01/10/2017 08:11

Bonjour,
Hermès est un nom générique. En Égypte, c'est le prêtre.
On vit s'élever partout des « Hermès », mot qui signifie en grec « interprète ». C'étaient des Prêtres qui donnaient une signification nouvelle aux anciennes idées féminines, c'étaient des ambitieux qui parlaient... aussi-on leur donnait comme attribut l'éloquence. Mais leur esprit était borné, c'est pour cela que de Hermès on fait Termes (borne), mot qui servira ,à désigner ce qui a peu d'étendue (l'esprit borné).
RÉVOLUTION RELIGIEUSE EN EGYPTE
LES MYSTÈRES DES HERMÈS
Pour eux, les mystères du monde ne devaient jamais être ouvertement dévoilés.
Un de ces Hermès fut l'instituteur des Schésou-Hor, auxquels les Alexandrins attribuent la doctrine secrète. Ce qui préoccupe les Hermès, ce sont les choses sexuelles, sujet de toutes les discussions. Aussi, à partir du moment où ils prennent la direction du sacerdoce, les cérémonies et les règlements des sacrifices eurent un sens symbolique que seuls les Pontifes connaissaient. Tous les efforts des Prêtres eurent pour but de cacher au fond des sanctuaires les principes de la science primitive. Ils établirent des mystères où la Vérité ensevelie était réservée aux seuls initiés, mais dont le secret ne paraissait plus aux yeux des profanes que couvert d'un voile épais d'allégories, et cela eut un succès immense ; ces mystères où l'on prétendait dévoiler le principe des choses étaient recherchés par les grands hommes qui hasardèrent souvent leur vie pour s'y faire initier.
« Les légendes de la statue de Ptah-Meer, grand Prêtre de Memphis (Louvre A.60) nous disent que ce personnage (un Hermès) avait pénétré les mystères de tout sanctuaire ; il n'était rien qui lui fût caché, il adorait Dieu et le glorifiait dans ses desseins, « il couvrait d'un voile le flanc de tout ce qu'il avait vu ». (C'était un mot d'ordre que tout membre du sacerdoce avait intérêt à respecter). » (Paul Pierrot, Mythologie Égyptienne, p.12).
C'est ainsi que le Prêtre embrouilla l'écheveau du fil d'Ariane qui conduit dans le dédale de la Science, il mêla les pièces du jeu de patience que la Déesse avait savamment disposées, et que les hommes n'ont jamais pu remettre en place depuis.
https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.fr/2017/07/revolution-religieuse-en-egypte.html
Cordialement.

Yann Leray 04/10/2017 13:16

La science à rendu duel ce qui était ternaire, faisant ainsi perdre les dimensions du Neter... Passer de la création au plan... Perdre le sens pour adorer la forme...