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Publié par Yann Leray

 

Oh Humanité !

 

Voici les pays vides et dévastés où leurs habitants sont dispersés.

Du peuple comme des sacrificateurs, et de leurs serviteurs,

Ceux qui se sont prêtés à l’usure sont désignés comme maîtres.

Les pays sont en deuil et le monde se languit et se fane.

Car ils ont transgressé les lois, violé l’alliance éternelle.
Tous ceux qui étaient heureux de cœur soupirent ;

La joie des tambourins et de la harpe a cessé,
Le bruit tumultueux de ceux qui se réjouissent a pris fin.
Toutes les maisons sont fermées, de sorte que personne n’y entre.
L’allégresse est bannie du pays, la désolation est sur les villes.

Mais aux confins des frontières nous pouvons entendre des chants,

Ils poussent des cris de joie depuis la mer : gloire aux justes !

Mais la frayeur et la fosse, le piège ainsi créé avec perfidie,

Sont sur toi, qui ne regarde et qui n’entend cet appel.
Le peuple est brisé, la solidarité dissoute, la terre remuée.

L’humanité chancelle comme un homme ivre,

Elle est ébranlée, elle tombera et ne se relèvera pas.

Les hommes de bonne volonté seront rassemblés,

Comme on rassemble des prisonniers et seront enfermés.

La lune rougira et le soleil se couvrira de honte.

 

Oh Humanité, toi qui as accompli tant de merveilles,

Quand l’homme glorifiera la vie, il sera redevenu fort.

La cité des nations terribles te craindra et ne sera jamais rebâtie.

Donne la force au pauvre en détresse, un abri contre l’orage,

Rallume le feu dans le cœur de celui qui s’est perdu.

Que le bruit tumultueux du chaos du dehors s’apaise,

Que le voile qui couvre les temples de l’esprit s’efface.

Que ta protection s’étende sur toutes les nations.

Et quand la mort engloutira l’orgueil en sa victoire,

Les larmes de tout visage seront essuyées avec douceur,

Ôtant l'opprobre de tous les peuples de cette terre.
Égayons-nous et réjouissons-nous dans cette délivrance ;

Car la main de l’espérance reposera parmi nous.
La forteresse et les hauts murs réduits en poussière,

Les ténèbres et la suie foulées du pied et oubliées.
Mains étendues, reliées et épurées formeront une montagne,

Celle qui repose et qui par-delà portera son regard,

Vers un monde où rayonne une Lumière Éternelle…

 

Yann Leray

Septembre 2020

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Philippe beugniez 09/09/2020 21:08

Très beau texte Yann
Bien fraternellement
Phil